24 décembre – Texte – Présentation ECC Elephants Conservation Center – JézébelSaloméShoshana

Nous arrivons le lundi 23 décembre à l’ECC – Elephant Conservation Center – C’est un centre situé à côté de Sayabury, dans le nord du Laos, entre la ville de Luang Prabang et la frontière avec la Thaïlande. Le centre dispose de grands espaces autour d’un lac de barrage sur la rivière…

Le centre a un site Internet ; voici le lien : elephantconservationcenter.com

A la fin de cet article, vous trouverez les liens vers nos autres articles réalisés sur l’ECC…

Nous écrivons ensemble un texte qui explique la situation des éléphants au Laos :

Les estimations de 2019 indiquent qu’il y a environ 400 éléphants sauvages et 400 éléphants captifs dans le pays. La plupart des éléphants se trouvent dans la région de Sayabury

Les éléphants sauvages –

Ils sont en danger pour plusieurs raisons :

-La déforestation – Les hommes coupent la forêt pour utiliser le bois et pour agrandir les zones cultivées. La conséquence, c’est la fragmentation de l’habitat des éléphants : ils n’ont plus assez de territoires pour faire leurs migrations, pour se nourrir et pour rencontrer d’autres éléphants.

-Le conflit humains/éléphants – Comme ils n’ont plus assez d’espaces pour se nourrir, les éléphants vont dans les plantations, mangent et détruisent tout. Les humains chassent les éléphants ou les tuent pour protéger leurs zones agricoles.

-Le braconnage – Les chasseurs tuent les éléphants pour récupérer toutes les parties de l’animal, pour ensuite les vendre. En Asie, c’est un peu l’ivoire des défenses, mais surtout d’autres parties du corps. Les poils de la queue pour des bracelets ; les pieds pour des pieds de table ; la chair pour la viande ; la peau pour des sacs ; d’autres parties pour des objets de décoration….

Les éléphants captifs –

Ils sont en danger également, pour d’autres raisons :

-Les conséquences des changements dans la domestication – Avant, les hommes, le plus souvent, prenaient soin de leurs éléphants domestiqués : ils les faisaient travailler deux ou trois heures par jour, et les laissaient ensuite manger, se déplacer, se reposer, rencontrer d’autres éléphants, et peut-être aussi se reproduire, dans la forêt. Puis, il y a environ 20-30 ans, tout le monde réclamaient des bois tropicaux précieux : les hommes ont alors fait travailler les éléphants plus de 10 heures par jour. La conséquence, c’est que les éléphants n’avaient plus assez de temps pour bien manger, pour se reposer, pour rencontrer d’autres éléphants et pour se reproduire. Il a donc manqué une génération entière d’éléphants, et aujourd’hui, l’espèce est en voie de disparition.

-La disparition progressive des cornacs – Un cornac (en anglais : mahout), c’est la personne qui dresse, s’occupe, fait travailler et guide un éléphant. Avant, le métier se passait de père en fils, et la tradition existait depuis des millénaires. Depuis peu, le métier disparait car le nombre d’éléphants baissent, car la déforestation est devenue interdite et les cornacs se retrouvent au chomage, tout comme leurs éléphants. De plus, il y a des nouveaux cornacs souvent mal formés, qui ne connaisent pas assez le métier. Dans les pays autour du Laos (Thaïlande, Vietnam, Birmanie, Cambodge, Chine), le métier a disparu. Au Laos, il y a encore des cornacs ; l’ECC essaie de les employer pour s’occuper des éléphants, et notamment pour les habituer à retrouver la vie sauvage.

-L’augmentation et les changements du tourisme avec les éléphants – De plus en plus, on utilise les éléphants pour amuser les touristes : numéros de cirque (vélo, foot, peinture…) ou riding à dos d’éléphant (avec 5-6 personnes sur le dos). Les éléphants à touristes ont des vies pas du tout sauvages : ils ne mangent que de la canne à sucre et pas leur nourriture habituelle de la forêt ; ils vivent dans un environnement urbain, sans ombre, sans arbre et sans rivière ; ils sont accrochés la plupart du temps dans un espace réduit ; ils ne rencontrent pas d’autres éléphants et la reproduction est impossible… C’est une vie de stress.

Pour la suite de nos reportages, vous pouvez aller sur les autres articles, avec audios, carnets et photos :

Jézébel- « Les objectifs du centre » cliquez ici + « Carnet de voyage » cliquez là

Salomé- « Les zones du centre » cliquez ici + « Carnet de voyage » cliquez là

Shoshana- « Le métier de cornac » cliquez ici + « Carnet de voyage » cliquez là

JézSalSho- 1 sélection de photos de notre séjour : cliquez là

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer